6 décembre 2021
Peche no kill

Comment pratiquer le « no kill » sur la truite ?

Comment pratiquer le « no kill » sur la truite ? 

Dans cet article j’aimerais voir avec vous la notion de relâche de la truite, ce qui fait de ce mode de pêche un acte respectueux et durable pour l’éco système et surtout comment pratiquer le catch & release / no kill ? 

Le « no kill » ou graciation

C’est aux États-Unis, à partir du début des années 1960, que s’est généralisé le concept de pêcher en « no-kill », qui signifie « pêcher sans tuer » et consiste à remettre à l’eau tout poisson capturé. Petit ou gros, en faisant en sorte qu’il conserve le maximum de chances de survie pour qu’il remorde un autre jour et donne ainsi du plaisir à un autre pêcheur. La pêche et tout particulièrement celle des carnassiers (salmonidés, percidés, brochets…) espèces fragiles supportant mal une pression de pêche élevée, est ainsi devenue un sport (la pêche sportive) et non plus simple activité de prédation dont le but consiste à ramener des protéines à la maison.

Le « no-kill” est devenu, dans tous les pays où se pratique un tourisme de pêche de qualité, un mode de gestion incontournable. C’est vrai pour la pêche des brochets en Hollande, comme pour celle au saumon au Québec ou Russie, pour les ombres en Bavière comme pour les truites au Montana. En France, ce n’est guère que depuis une dizaine d’années que ce concept s’est généralisé aux pêcheurs de carnassiers. Auparavant, seuls les moucheurs, les carpistes et les pêcheurs de poissons blancs relâchaient leurs prises.

L’équipement adéquat. 

Tout bon pêcheur en no kill a toujours son épuisette de type raquette à porté de main, elles sont équipées de mailles spéciales anti accroche pour ne pas y accrocher votre leurre et ne pas blesser le poisson. 

Il vous faudra aussi prendre en compte quel type de cours d’eau vous allez prospecter, en fonction de sa taille vous pourrez y croiser de plus ou moins gros spécimens, et la rentre en jeu la canne utilisé, le moulin et la manière dont vous allez monter votre ligne, plus ou moins fine, plus ou moins discrète. 

Si face à vous un petit ruisseau coule à l’eau claire et peu profonde vous ne croiserez que très peu de gros spécimens mais la discrétion serra nécessaire, dans ce cas on peut se permettre de réduire le diamètre du nylon ou du fluorocarbure en pointe avec du 0.12 jusqu’à 0.18 quand à la canne vous pourrez pour le leurre utiliser une ultra light (0.5/5gr) combiné avec un moulin en taille 1000. 

Mais si au contraire une rivière abritant de belle fosse et de gros rapide vous fait face vous y aurez l’occasion de croiser des truites passant les 50 cm, c’est la une pêche presque différente concernant le matériel, pour éviter de fatiguer le poisson avec un combat trop long ou encore une casse de votre ligne qui serait terrible pour vous et condamnerais le poisson. Il vous faudra alors plutôt aborder ce genre de spot avec une canne light (2/10 gr) voir medium light (5/15gr), ce qui équivaut à des leurres plus gros accompagner d’un nylon / fluorocarbure de diamètre supérieur pouvant allez de 0.18 à 0.22. 

Il reste utile de rappeler que l’armement de vos leurres est préférable en hameçon simple (avec ou sans ardillons de préférence). 

Les dégâts causés par les triples surtout sur les poissons non maillés sont catastrophique alors prenez cela en compte. 

La manipulation de la truite 

Une fois le combat terminé et votre belle truite dans l’épuisette, avant de décrocher le leurre et de manipuler le poisson prenez soin de mettre votre main dans l’eau pour éviter de retirer le mucus qui lui sert de bouclier contre les bactéries. 

Il est préférable de la sortir de l’eau le moins possible décrocher la dans l’épuisette cela vous serra bien plus simple grâce à l’armement en hameçon simple. Pour ceux qui ont peur de décrocher plus de poisson équiper vous d’assist hook sur vos poissons nageurs et cuillères et cela sera bien plus efficace. 

Il convient de rappeler que la truite n’est pas un brochet on ne l’attrape pas par les ouïes, et on ne serre pas le poisson avec, certains organes vitaux tels que le cœur se trouve au niveau des nageoires pectorale. 

La température de l’eau est quand à elle un indicateur des précautions à prendre avec la truite, plus elle sera importante plus la rapidité du release serra nécessaire. 

Les bienfaits de pratiquer le no kill 

Il suffit d’observer les parcours estampillés No Kill, où il est obligatoire de relâcher sa capture. Il montre souvent, à pression de pêche égale, un cheptel piscicole plus riche. 

Le taux de survie quand à lui est supérieur à 95% s’agissant de la pêche aux leurres lorsqu’elle est pratiquée de manière respectueuse, ma propre expérience me rapproche même plus des 99% avec en moyenne 1 truite sur 100 qu’il sera préférable de prélever car malheureusement trop abîmés. 

Peut être que certains d’entre vous ont déjà eu le plaisir de pouvoir capturer deux fois le même poisson à quelques jours/semaines/saison d’intervalles et cela tend à nous prouver que par le respect du poisson passe aussi le respect de la nature et la possibilité aux jeunes pêcheurs découvrant le milieu de ne pas tomber sur des biotopes où le prélèvement et la pression de pêche en font des No Trout Land’s.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *